6 choses à éviter lorsqu’on donne du feedback

  1. Evitez d’utiliser «Tu» ou «Vous» comme sujet de la phrase quand vous parlez directement à quelqu’un. L’autre personne peut se sentir offensée, car «Tu» ou «Vous» peut être perçu comme accusation et forcer l’autre personne à se défendre pour ne pas perdre la face. Exemples: «Vous ne m’avez pas envoyé l’email hier»; «Vous parlez trop fort»; «Vous devriez consacrer plus d’effort à» ou «vous étiez nerveux lors de la présentation». Beaucoup de rapports sont basés sur des hypothèses, des perceptions et des sentiments subjectifs. L’autre personne peut percevoir la même réalité différemment, ou savoir autre chose qui peut mener à une conclusion différente. Utilisez «je» à la place.

 

  1. Evitez d’utiliser «Nous» comme sujet de la phrase quand vous ne voulez pas vraiment dire «nous deux». Exemple: Le directeur dit à son subordonné: «Nous devrions envoyer ce rapport à xyz aujourd’hui»; «Comment allons-nous aujourd’hui»; «Comment pouvons-nous aller mieux».

 

  1. Éviter d’utiliser des expressions qui indiquent que vous avez la vérité absolue et objective. Ceci peut être perçu de manière paternaliste et entraîner des réponses enfantines quand les autres perçoivent la même réalité différemment ou ont une opinion, un goût ou un sentiment différent. Exemples: «C’est exactement comme ça»; «La vérité est que…, n’est-ce pas?»; «Votre comportement était…»; «Le rapport contient trop de détail». Exprimez-vous plutôt à la première personne («Je pense que…»).

 

  1. Éviter les jugements et les mots «bien» et «mal». Bien qu’étant employés couramment dans notre langage quotidien, lorsqu’ils viennent d’un manager – responsable de faire en sorte que les membres de l’équipe agissent de manière responsable – les jugements incitent à suivre la «loi du manager» plutôt qu’à utiliser ses propres capacités pour juger une situation et prendre la meilleure décision. Au cas où vous voudriez énoncer un jugement, expliquez le raisonnement qui conduit à ce jugement de sorte qu’il soit compris et accepté.

 

  1. Évitez les généralisations et les extrêmes car cela créée des sentiments défensifs, d’injustice et de colère. Éviter les généralisations comme «toujours», «jamais», «ces derniers mois», «personne», «quelqu’un a vu que…», «tout le monde» et les extrêmes comme «rien», «complètement», «absolument», «100%» ou «pas du tout». Exemples: «Le rapport est complètement nul»; «Ce n’était pas bon du tout»; «C’est absolument fantastique»; «Vous ne faites jamais ceci»; «Vous êtes toujours en retard»; «Tout le monde sait ceci… », «Ces derniers temps…». Au lieu de cela, vous devez être spécifique et concret.

 

  1. Éviter les réponses «oui, mais…». Dans une conversation, nous répondons souvent aux autres en prenant acte de ce qui a été dit, puis en exprimant notre propre point de vue. Comment à la fois prendre acte et exprimer son propre point de vue? Nous employons souvent «…, mais ou cependant…», et cela peut créer un sentiment amer chez l’autre qui estime que ses vues sont écartées. La difficulté avec le mot «mais» est que nous avons tendance à minimiser tout ce qui précède, comme si c’était du baratin avant le «vrai» message. Si vous souhaitez combiner les deux, utilisez de préférence «et» à «mais».