[vc_row][vc_column width= »1/1″][vc_column_text]Deux défis à relever pour l’entreprise

Aujourd’hui, l’entreprise doit relever deux défis majeurs : le premier est de s’assurer une bonne visibilité et de développer son attractivité parmi tous ses publics externes auprès de qui elle tentera de susciter et pérenniser un sentiment de confiance à son égard. Le second est de créer et de maintenir l’adhésion des membres de son personnel vis-à-vis de ses objectifs et de ses projets et de susciter un engagement de leur part en faisant  place dans l’entreprise à la parole sur le travail et au dialogue. Il faut débattre, communiquer au vrai sens du terme, c’est-à-dire échanger avec des travailleurs qui n’acceptent plus le monologue, l’injonction, la parole indiscutable du management.

 

Un contexte difficile pour la communication

C’est loin d’être simple car on constate depuis une dizaine d’années un sentiment de défiance à l’égard de l’entreprise et une mise en doute de sa communication. Tout comme on observe de la part du personnel un certain désengagement à l’égard de l’entreprise et même un désenchantement à l’égard du travail dont on sait qu’il est en plus en plus exigeant. Les innombrables changements qui s’imposent à l’entreprise et à son personnel ne font qu’accentuer ces difficultés : les changements s’enchaînent à un rythme de plus en plus soutenu, donnant l’impression d’un mouvement permanent et créant de l’incertitude.

 

Repenser la communication sur de nouvelles bases

Il s’agit donc de repenser sa communication pour surmonter ces difficultés et faire preuve d’imagination et de sens tactique car ces nouvelles réalités n’ont pas encore trouvé de traduction réelle et convaincante dans la façon de pratiquer la communication en entreprise.

On a vu apparaître depuis une décennie une panoplie de nouveaux canaux de communication, essentiellement numériques. Considérés au départ comme des formules de communication quasi magiques, ces canaux ont démontré à l’usage leurs forces autant que leurs faiblesses. Il convient donc aujourd’hui de reconsidérer leur utilisation en s’interrogeant d’abord sur les objectifs que l’on poursuit : s’agit-il de créer une identité forte pour l’entreprise, une marque mémorable ? S’agit-il de séduire les consommateurs ? S’agit-il de convaincre du sérieux et de la fiabilité de l’entreprise ? S’agit-il de rectifier une image écornée par une crise ? Autant de questions, autant de solutions sur mesure.

 

Le personnel, le meilleur vecteur de communication

On s’est rendu compte aussi au cours des dernières années que la communication interne est indissociable de la communication externe. En effet, même si elle s’adresse en priorité au personnel de l’organisation, la communication interne contribue à l’image de l’organisation au même titre que les relations avec la presse ou l’image de marque. Tout simplement parce que son image, sa réputation, sont diffusées aussi par les personnes qui y travaillent. De nombreux classements des entreprises les plus attractives montrent que les entreprises qui jouissent des meilleurs scores sont celles qui comptent un personnel motivé, bien informé, apte à répondre à toute question sur les activités auxquels il participe. Les réseaux sociaux ont fait monter le phénomène en puissance.

Aujourd’hui, la réalité de la communication au quotidien est bien moins de transmettre quelque chose vers quelqu’un et d’en attendre une réaction que d’élaborer une relation, un dialogue, une conversation. De cet échange naît un accord ou un désaccord, un consensus ou un compromis.

C’est sur cette base que s’élabore un bon dispositif de communication et que se choisissent les outils qui contribueront à relever les défis et à donner de l’entreprise une image unique, une organisation en qui on peut donner sa confiance et où le personnel, bien informé et concerné par son succès devient lui aussi un vecteur de communication. Le plus crédible d’entre tous.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/1″]

[/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/1″]

Christine Donjean pratique la communication depuis plus de vingt-cinq ans. Ses activités principales sont la consultance, l’enseignement de la communication et l’écriture d’ouvrages consacrés à cette discipline. Elle est également présidente de l’ABCi, l’Association belge de la Communication interne et membre du Lasco (Laboratoire d’Analyse des systèmes de communication des organisations). Elle intervient pour IFE notamment sur les thématiques suivantes « Concevoir et réaliser son plan de communication externe« ,  » Piloter et évaluer sa communication« , « Stratégie de communication sensible ou de crise ».

[/vc_column][/vc_row]