L’absentéisme au travail : un problème insoluble ou une opportunité d’amélioration pour les entreprises ?

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Toutes les entreprises se retrouvent un jour ou l’autre confrontées à l’absence d’un de leurs collaborateurs suite à une absence d’une durée plus ou moins longue : une longue maladie, un accident, un congé parental, un épuisement professionnel,… La reprise du travail et la réintégration des collaborateurs absents depuis un certain temps sont souvent complexes à gérer pour les managers et les responsables des ressources humaines et constituent un exercice d’équilibre délicat.

 

Pourquoi est-ce important de gérer les absences de manière réactive et proactive ?

  •  Le taux d’absentéisme pour maladie total dans le secteur privé belge a augmenté de manière significative ces dernières années. Il a atteint 6,26 % en 2013 et a coûté aux employeurs belges 10,6 milliards d’euros, dont 3 milliards destinés aux salaires mensuels garantis des travailleurs malades (coûts directs)[1].
  • À côté des coûts directs, il y a aussi les coûts indirects comme la réorganisation du travail, les frais liés au travail intérimaire et aux heures supplémentaires engendrés par les problèmes de qualité.
  • L’usure physique et mentale des collaborateurs qui essaient de pallier aux absences de leurs collègues.  À terme, ils risquent de s’épuiser et de rejoindre le camp des absents.
  • L’absent lui-même: non seulement il supporte le coût des soins et les honoraires des médecins, un salaire moindre si l’absence se prolonge, mais il risque à terme une relation perturbée avec ses collègues lors de la reprise du travail.

 

Que faut-il faire pour éviter que l’absentéisme ne prenne trop d’ampleur dans une entreprise ?

Il devient nécessaire dans les organisations de définir et de mettre en place une politique claire et homogène en matière d’absentéisme, sachant que la hausse accélérée des absences de longue durée nécessite aussi une politique de réintégration et d’accompagnement pour la reprise des activités.

Il faut aussi être conscient que la gestion de l’absentéisme est l’affaire de tous : la direction, le service des ressources humaines, le personnel d’encadrement, les partenaires sociaux et les collaborateurs eux-mêmes.

Concrètement, la gestion de l’absentéisme implique, au quotidien, un suivi régulier des absences par l’encadrement et un reporting fréquent du taux d’absentéisme à la ligne hiérarchique afin de pouvoir mettre en place les actions d’amélioration nécessaires.

Afin d’éviter que les absences ne fassent tache d’huile dans l’entreprise, il convient également de détecter les signes avant-coureurs de l’absentéisme et d’en analyser les causes en recoupant différentes données, telles que le taux d’absentéisme, la satisfaction au travail des collaborateurs, la satisfaction des clients, le suivi de la qualité, le respect des normes de sécurité, …

 

Les principales raisons liées à l’absentéisme

D’une manière générale, les principales raisons liées à l’absentéisme sont soit de nature :

  • Individuelle: problèmes de santé, problèmes familiaux, manque de motivation qui entraîne un désengagement et une déresponsabilisation face au travail…
  •  Organisationnelle: stress au travail, temps de travail compressé, relations tendues avec certains collègues…

Que les raisons soient individuelles ou organisationnelles, elles ont pour effet une diminution importante des performances des individus et une perte de productivité pour l’entreprise.

 

Quels sont les liens entre absentéisme et motivation au travail ?

Quelle que soit la situation d’absentéisme rencontrée, un responsable d’équipe doit pouvoir en parler en confiance de façon adéquate sans pour autant en arriver à une situation conflictuelle et sans démotiver les personnes concernées.

Face à un taux d’absentéisme plus ou moins important, tout responsable doit se demander ce qu’il faut mettre en place dans son équipe pour susciter l’engagement de ses collaborateurs dans leur travail quotidien, comme par exemple :

  • Le type de management à privilégier afin de responsabiliser chaque membre de l’équipe dans son travail
  • Les opportunités à saisir pour développer la créativité et la prise d’initiatives
  • La gestion des résistances face au changement
  • Les possibilités de mobilité interne à envisager lors des entretiens annuels
  • La participation à des dispositifs de formation continue pour développer de nouveaux talents.

 

Toutes ces initiatives ont non seulement un impact positif sur la motivation au travail, mais permettent également de lutter contre l’usure professionnelle et le désengagement.

 

En conclusion, l’absentéisme n’est pas une fatalité ni un casse-tête chinois.  C’est surtout une opportunité pour définir une politique interne en matière d’absentéisme et pour redonner du sens au travail quotidien.

 

[1] © Securex : Absentéisme en 2013, mars 2014[/vc_column_text][dt_quote type= »blockquote » font_size= »normal » background= »plain » animation= »none »]Anne Debaty dispose d’une expérience de plus de 15 années en gestion de projets et en management des talents au sein d’organisations variées, tant en Belgique qu’à l’étranger. Philologue de formation, elle s’est très vite spécialisée en formation pour adultes, en ingénierie de la formation à distance et en gestion d’équipe. Elle a mené différentes missions de conseils et animer des formations sur mesure pour différents secteurs d’activités : banques, industries, maisons de repos, enseignement supérieur, fonctionpublique et organisations parastatales.[/dt_quote][/vc_column][/vc_row]